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Histoires
du Fort de la Crèche > Chapitres 1 &
2
La
position fortifiée de La Crèche est bien
connue des boulonnais, mais du coin de l’œil !
Sa préservation est utile, le mot est
simple et pragmatique, pour l’ensemble de
la région car l’aspect touristique
n’est pas à dédaigner de nos jours… Et
cette nouvelle science qu’est la bunker
archéologie a le vent en poupe. J’aurai
le plaisir de vous présenter l'histoire du
Fort la Crèche pendant les années
1939/1945. Chaque mois un nouveau chapitre
vous sera proposé, au fur et à mesure les
données précédentes seront archivées et
accessibles à tout un chacun. Revenons à
nos fortifications…chers amis, je
raconte…
Le
Fort de La Crèche, à l’extrémité de la
Pointe du même nom, est napoléonien.
Construit par l’Empereur au début du 19ème
siècle afin de renforcer la protection de
Boulogne-sur-Mer, un œil averti peut encore
en discerner des traces de maçonnerie, au
bas de la falaise. Falaise interdite d’accès
de nos jours : prudence extrême !
Un peu plus tard, un fort est également
construit à Terlincthun. Il n’en reste
aucun vestige physique, mis à part les
rapports militaires de l’époque. Après
la guerre de 1870 entre la France et
l’Allemagne, la Marine Nationale entame la
construction de la batterie de La Crèche.
Elle est terminée en 1879, au croisement de
la route de Calais - Boulogne et de celle
menant au village de Terlincthun, les
actuelles D940 et D96. Cet ouvrage est de
type " Séré de Rivières ",
du nom du général qui organise la défense
de Metz en 1867 et qui s’active dans la
modernisation des fortifications de la
France jusqu’en 1885. La batterie de La Crèche
de 1879 présente une forme polygonale déterminée
par un fossé et un mur d’enceinte. Elle
est équipée de 4 canons au calibre de
240mm et comporte un vaste casernement muni
de son puit d’eau et aménagé d’une
cour intérieure, d’une poudrière et
d’une série de dispositifs en briques
permettant la mise en œuvre des canons.
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En
1999, un pan de muraille et le casernement
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Pendant
la Première Guerre Mondiale, la batterie de
La Crèche est utilisée en protection du
port de Boulogne. La région est considérée
comme base arrière vis-à-vis des combats
qui se tiennent plus à l’est : hôpitaux
et lieux de repos pour les troupes sont
nombreuses. Des vues aériennes datant
d’une trentaine d’années permettent de
localiser encore les emplacements des " villages "
militaires sur la falaise, au nord de
Wimereux. Actuellement, ces traces ont
disparues : l’agriculture a regagné
ses droits, une expression qui reviendra
souvent dans notre propos. Il faut attendre
l’entre deux guerres pour que l’Amirauté
décide de radicalement transformer la
batterie. L’aspect " Séré de
Rivières " disparaît, seuls le
casernement de troupes et la poudrière
subsistent. Et quelques pans de murailles et
fossés, ainsi que le chemin d’accès à
cet ensemble militaire. Pour savoir à quoi
ressemblait la batterie de La Crèche,
c’est simple : une visite au Fort
d’Alprech s’impose. Il possède encore
et toujours, grâce à son excellente réhabilitation
récente, son fossé, sa muraille et
diverses constructions tels le casernement,
la poudrière etc. Les seuls bunkers
allemands l’ayant légèrement défiguré
sont une casemate de commandement (où
s’est réfugié en septembre 1944 le
Generalleutnant
Ferdinand Heim, le maître de Boulogne, mais
c’est une autre histoire…puisque je suis
en relation avec l’officier anglais qui a
procédé à son arrestation), et un bunker
usine, tous deux dans la contre-escarpe
du fossé, et un petit observatoire avec vue
sur mer.
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