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L’encuvement
sud et Malborough à l’horizon
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A
gauche, construction abandonnée près des
plages du débarquement. A droite, tel un pont
sur la grève : une épave de bunker sous
la zone Crèche 2
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| LEXIQUE
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| Regelbauten règles de construction, l’architecture
des bunkers appartient à un système mis au
point sur le Westwall, - la Ligne Siegfried
-, issu lui-même des casemates construites
pendant la Première Guerre mondiale
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| Baustärken résistance de construction, une série de
normes évolutives concernant en fait la
solidité aux impacts des explosifs de l’époque |
| Weisung
für die Kriegsführung directive
pour la conduite de la guerre ;
l’Allemagne est une dictature, le « chef »
émet ses ordres !, un livre de H. R.
Trevor-Roper en commente l’essentiel,
« Hitler, directives de guerre »,
chez Arthaud (Paris, 1965) |
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| NOTES |
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Concernant
Stalingrad, un excellent bouquin de Antony
Beevor « Stalingrad » chez Livre
de Poche est à consulter (sans entrer dans
les détails, Beevor y explique les mésaventures
de Ferdinand Heim, le futur commandant de la
forteresse de Boulogne sur Mer) Un autre
livre, en anglais, est fortement conseillé
car il est écrit sur un ton incisif :
« Defeat in the West » de Milton
H. Shulman chez Masquerade (bizarre, ce
bouquin avait été traduit en français en
1948 chez Payot, et jamais plus republié… stupide ! ;
j’ai les deux volumes)
Pour
ce qui des sources livresques (c'est à dire
hors celles provenant des institutions
historiques) et pour ceux d’entre vous qui
souhaiteraient aller plus loin, je conseille
de mettre la main sur les titres suivants :
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| « Victory
in the West » du Major L. F. Ellis
chez Battery Press Inc. ; les deux
superbes volumes couvrent l’avance alliée
en Europe du nord ; attention, l’un
poser sur l’autre ça dépasse un ‘Petit
Robert’ et le prix n’est pas donné (en
anglais, jamais traduit à ma connaissance)
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| « The
victory campaign » du Colonel C. P.
Stacey au ’Minister of National Defence’
canadien (en anglais, mais a été
traduit en français, malheureusement épuisé,
à vos moteurs de recherche…)
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Histoires
du Fort de la Crèche > Chapitre 5
Nous
poursuivons les aspects techniques de la
construction des bunkers allemands.
Pouvions-nous en faire l’impasse ? Ce
n’est pas sûr. L’essentiel est que
quand vous serez sur le terrain, vous
puissiez, d’un œil d’aigle, distinguer
des éléments et vous faire une idée,
quitte à approfondir après la matière
chez vous, bien douillettement.
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Le
merveilleux torrent du Cran aux Œufs
et son bunker de flanquement |
La
vision hitlérienne du Mur de l’Atlantique
repose sur un confinement de la côte :
une sorte d’exaltation du principe de la
forteresse. Telle qu’elle protégeait un
village. Encore que la mégalomanie du
personnage central du Troisième Reich dépassait
cette envergure, à sa vue somme toute étriquée.
Pour le maître de Berlin, le Mur de
l’Atlantique devait être une véritable
armure de béton et d’acier, permettant
d’interdire une attaque alliée sur le
flanc ouest des pays conquis par
l’Allemagne. Ceci soulageant les efforts
consentis à l’est. De nos jours, on sait
ce qu’il en est advenu. Hitler s’est
fourvoyé en Russie ; ses ordres
contradictoires quant à l’avancement de
ses troupes l’ont mené à une série de défaites.
Dont une capitale, à Stalingrad en janvier
1943 ! Dès lors, il fallait vraiment
sortir de terre, ou du sable, les bunkers
qui nous intéressent. Hitler émet une
première «Weisung für die Kriegsführung»
le 23/3/1942 (N° 40) et une seconde le
3/11/1943 (N° 51). L’Organisation Todt
lance alors ses propres troupes
paramilitaires à l’assaut des côtes,
vous en voyez les vestiges tous les jours
dans le Pas-de-Calais.
La
première impression ressentie est l’énormité
des constructions, et principalement, de
l’épaisseur des murs, ainsi que dans une
moindre mesure de celle concernant la
toiture. Soit la superstructure supérieure
est plus ou moins visible, soit le regard ne
s’aperçoit pas de son épaisseur. Ce qui
est normal, notre vision oculaire couvre
plus facilement un champs horizontal que
vertical. De même pour qui pénètre en ces
lieux obscurs, l’attention visuelle est
plus portée vers le sol que le plafond…
Est-ce un mètre de béton qui vous entoure
ou deux : une question que l’on ne se
pose pas à ce moment. Et pourtant, tout est
notifié dans ces Regelbauten. Qui se déclinent
dans une série de règles de construction
portant sur l’épaisseur des murs. Ce sont
les Baustärken et elles sont multiples, au
gré des modifications, des améliorations
ou encore des ressources en matière première :
sable, ciment, pierraille, bois, etc. Si
vous explorez une casemate allemande,
munissez-vous d’un carnet et de quoi
dessiner. Vous êtes à l’entrée, c’est
le bon endroit pour vérifier l’épaisseur
du mur, ensuite, d’un coup de crayon
habile, tracer le croquis du bâtiment au
long de votre visite. Ce que vous devez
connaître ce sont les Baustärken.
En voici la clé théorique…
fortement simplifiée. Ils sont dits
« B » quand les murs et plafonds
atteignent 2 m d’épaisseur, « A »
pour 3m50.
Les
choses se compliquent quand ces épaisseurs
de béton varient de 1m20, 1m50, 1m70 à
2m20 ou plus et font référence à des préfixes
issus des ‘designs’ de la Marine
allemande, soit les M, les Fl, les S ou les
V. Vous suivez toujours ? Courage, car
il y a encore les blockhaus construits de
parpaings. Suivant le même concept bien sûr.
La batterie de La Crèche est investie comme
vous le savez, occupée et récupérée par
la Marine allemande ! Jusqu’à 1943,
le site reste en l’état, les canons de
194 mm français demeurant dans leurs
encuvements permettant un tir sur 360 degrés.
Le prochain chapitre vous guidera vers cette
structure d’artillerie, la seule à être
restée en l’état. Stay
tuned !
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la suite >
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