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Bunker supplémentaire pour troupes jouxtant l'encuvement sud.
 
Flanc externe de la casernate "obus" avec ses deux ouvertures pour noria (à l'arrière de la photo, l'encuvement sud)
A l'horizon, le port de Boulogne sur Mer
Vue générale de l'encuvement sud
 
LEXIQUE
Encuvement terme générique désignant un parapet bétonné protégeant la pièce d’artillerie, il peut être circulaire ou polygonal
Gargousse sorte de sac contenant la poudre ; l’obus est introduit dans le tube du canon, ensuite la gargousse puis la culasse est fermée
Voie Decauville d’intérêt industriel, cette voie ferrée d’un écartement de 60 cm est vite récupérée par les militaires ; des locomotives et autres charrois sont dédiés à ce format
Noria système mécanique d’élévation des munitions depuis leur casemate vers la pièce de tir, dans ce cas-ci il est relativement simple, une sorte d’ascenseur interne lève le projectile vers la fenêtre de la casemate et la fait passer sur un réceptacle approprié, après les artilleurs place l’obus sur un chariot pour le mener au canon  
Masque blindé tout comme chez les marins, le canon est protégé comme sur un navire, sous une tourelle ouverte à l’arrière
 
NOTES
 
 

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Histoires du Fort de la Crèche > Chapitre 3

Ces quelques lignes afin que le lecteur de ces pages sache comment nous procédons. La mise en place de ce chapitre sur cyanopale-histoires.com  est issu d’une rencontre entre Fabien (cyanopale.com) et Robert (bunkerarchéologue, historien et conférencier, ayant participé aux Conférences de l'Atlantique, au Projet La Crèche, à l'Association Fort la Crèche...) lors de la conférence bunker archéologie dans le cadre des «Mercredis de l’Atlantic», sous l’égide de la ville de Wimereux. Quinze jours après, nous nous revoyions et nous lancions l’opération. Robert écrit les textes, sélectionne l’iconographie et grave le tout sur un cd-rom qu’il passe via à Fabien. Ce dernier se charge de la mise en page et invente le design du chapitre dans l’esprit de Cyanopale! 

Un boulot de pro à voir le résultat. Ceci dit Fabien, - rapide notre Fabien ! -, a boulotté deux chapitres d’un seul coup pour la « première », donc Robert doit suivre le rythme. Une réorganisation immédiate assure maintenant la production des différents chapitres, soit une page écran au format web de Cyanopale,  et cela tous les mois… Toutes les autres mises au point entre nous se font par mails. C’est un job lourd, for sure, mais la qualité est à ce point. Ce qui permet à Fabien et à Robert de lancer un appel aux lecteurs de ce site: si vous possédez des photos (ou quelque autre information) au sujet de la Batterie de La Crèche, de Boulogne-sur-Mer ou de Wimereux lors des années 1935-1950, contactez Fabien ou laissez un simple mail sur ce site. N’oubliez pas de consulter les pages « historique » de Cyanopale ! Take it short, Cyanopale est proactif. Nous voulons aller de l’avant : c’est tout Cyanopale après tout ! Merci de votre amitié et nous poursuivons, ci-dessous, la présentation de la Batterie de La Crèche.  

Au centre, Lucien Vasseur explique à force de gestes...

Après la Première Guerre Mondiale, et principalement dans les années trente, La Marine Nationale modernise à fond la batterie de La Crèche. Les fossés et les murs d’enceinte disparaissent quasi complètement. Subsistent le casernement, la poudrière et quelques vestiges du fossé et de la muraille extérieure. Le fossé ne se devine que sur une portion de terrain parfaitement encombrée d’arbustes et de broussailles, au sud de la position jouxtant la route de Terlincthun. La muraille, récemment dégagée sur son côté extérieur, n’est visible qu’au niveau du casernement ; un pan isolé surgit contre le flanc nord du bunker central éclaté. La poudrière se cache sous une levée de terre, un parement de pierres apparaît à l’est, au ras du sol, et une triple cheminée d’aération, visible par le dessus de la levée de terre, bée dangereusement. Un socle de canon de 240mm et ses deux petits caissons à gargousses et obus échappent à cette refonte. La batterie est armée de quatre canons de 194mm disposés en encuvement. Une route bétonnée équipée d’une voie de chemin de fer de type Decauville de 60cm de large, relie les quatre encuvements afin d’y amener les munitions. (sur la photo, rares plaques de translation sur voie Decauville située dans le Fort de Liezele - ouest d’Anvers, Belgique)

A l’entrée de l’encuvement, de part et d’autre de la petite voie ferrée, se situent deux casemates d’intendance. L’une, à gauche en regardant l’arrière du canon, contient les gargousses, l’autre, à droite, les obus. Le mur de cette dernière comporte un accès à la chambre de stockage et deux ouvertures rectangulaires, à hauteur de la voie, munie d’une noria permettant le transbordement d’un projectile sur une table roulante. Celle-ci est alors poussée vers le canon où un élévateur fixé au châssis du masque blindé amène l’obus à proximité de la culasse du canon.  Actuellement un encuvement est toujours visible, il est situé au sud de la position, près de la route de Terlincthun. L’emplacement est remarquable car sous la casemate à obus se trouve une autre de même volume à laquelle on accède par un escalier. Elle abrite une chambrée recevant l’équipage de la pièce.

Des crochets fixés aux murs permettent de tendre les hamacs ; un stencil toujours visible précise le nombre d’hommes pouvant y séjourner par rapport au volume d’air frais. Position de marine étant, d’autres stencils encore lisibles indiquent les mots « bâbordais » et « tribordais », bâbord et tribord… Immédiatement à l’arrière de cette casemate se situe un blockhaus allemand pour protection de troupe. Rien de bien sensationnel, hormis une des portes d’entrée qui est toujours munies d’une sorte de déflecteur métallique, fiché dans le béton, et qui doit protéger l’accès des inconvénients de la pluie. Quatre encuvements similaires d’aspect sont disposés, du nord de la batterie vers le sud, soit les canons A, B, C et D. Les soutes à munitions de l’encuvement du canon B sont différentes. Elles sont « à étage double », deux ascenseurs à munitions permettent d’acheminer les gargousses et les obus au niveau du canon. Nous y reviendrons. Et afin de comprendre les aménagements effectués par l’armée allemande sur La Crèche, le prochaine chapitre sera réservé à la présentation des « standards de constructions » des bunkers allemands et à son entrepreneur : l’Organisation Todt. Ce qui nous permettra, ipso facto,  de définir la grande originalité des casemates de La Crèche.  

Afin de ne pas lasser le lecteur, ces chapitres techniques seront insérés au fur et à mesure de la balade sur la Batterie de La Crèche.

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