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Histoires
du Fort de la Crèche > Chapitre 3
Ces
quelques lignes afin que le lecteur de ces
pages sache comment nous procédons. La mise
en place de ce chapitre sur cyanopale-histoires.com
est issu d’une rencontre entre
Fabien (cyanopale.com) et Robert (bunkerarchéologue,
historien et conférencier, ayant participé
aux Conférences de l'Atlantique, au Projet
La Crèche, à l'Association Fort la Crèche...)
lors de la conférence bunker archéologie
dans le cadre des «Mercredis de l’Atlantic»,
sous l’égide de la ville de Wimereux.
Quinze jours après, nous nous revoyions et nous lancions l’opération.
Robert écrit les textes, sélectionne
l’iconographie et grave le tout sur un
cd-rom qu’il passe via à
Fabien.
Ce dernier se charge de la mise en page et
invente le design du chapitre dans
l’esprit de Cyanopale!
Un
boulot de pro à voir le résultat. Ceci dit
Fabien, - rapide notre Fabien ! -, a
boulotté deux chapitres d’un seul coup
pour la « première », donc
Robert doit suivre le rythme. Une réorganisation
immédiate assure maintenant la production
des différents chapitres, soit une page écran
au format web de
Cyanopale, et cela tous les mois…
Toutes les autres mises au point entre nous
se font par mails. C’est un job lourd, for
sure, mais la qualité est à ce point.
Ce qui permet à Fabien et à Robert de
lancer un appel aux lecteurs de ce
site: si vous possédez des photos (ou
quelque autre information) au sujet de la
Batterie de La Crèche, de Boulogne-sur-Mer
ou de Wimereux lors des années 1935-1950,
contactez Fabien ou laissez un simple mail
sur ce site. N’oubliez pas de consulter
les pages « historique » de
Cyanopale !
Take it short,
Cyanopale est proactif. Nous voulons aller
de l’avant : c’est tout Cyanopale
après tout ! Merci de votre
amitié et nous poursuivons, ci-dessous, la
présentation de la Batterie de La Crèche.
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| Au
centre, Lucien Vasseur explique à
force de gestes... |
Après
la Première Guerre Mondiale, et
principalement dans les années trente, La
Marine Nationale modernise à fond la
batterie de La Crèche. Les fossés et les
murs d’enceinte disparaissent quasi complètement.
Subsistent le casernement, la poudrière et
quelques vestiges du fossé et de la
muraille extérieure. Le fossé ne se devine
que sur une portion de terrain parfaitement
encombrée d’arbustes et de broussailles,
au sud de la position jouxtant la route de
Terlincthun. La muraille, récemment dégagée
sur son côté extérieur, n’est visible
qu’au niveau du casernement ; un pan
isolé surgit contre le flanc nord du bunker
central éclaté. La poudrière se cache
sous une levée de terre, un parement de
pierres apparaît à l’est, au ras du sol,
et une triple cheminée d’aération,
visible par le dessus de la levée de terre,
bée dangereusement. Un socle de canon de
240mm et ses deux petits caissons à
gargousses et obus échappent à cette
refonte.
La batterie est armée de quatre canons de
194mm disposés en encuvement. Une route bétonnée
équipée d’une voie de chemin de fer de
type Decauville de 60cm de large, relie les
quatre encuvements afin d’y amener les
munitions. (sur la photo, rares plaques de
translation sur voie Decauville située dans
le Fort de Liezele - ouest d’Anvers,
Belgique)
A
l’entrée de l’encuvement, de part et
d’autre de la petite voie ferrée, se
situent deux casemates d’intendance.
L’une, à gauche en regardant l’arrière
du canon, contient les gargousses,
l’autre, à droite, les obus. Le mur de
cette dernière comporte un accès à la
chambre de stockage et deux ouvertures
rectangulaires, à hauteur de la voie, munie
d’une noria permettant le transbordement
d’un projectile sur une table roulante.
Celle-ci est alors poussée vers le canon où
un élévateur fixé au châssis du masque
blindé amène l’obus à proximité de la
culasse du canon.
Actuellement un encuvement est
toujours visible, il est situé au sud de la
position, près de la route de Terlincthun.
L’emplacement est remarquable car sous la
casemate à obus se trouve une autre de même
volume à laquelle on accède par un
escalier. Elle abrite une chambrée recevant
l’équipage de la pièce.
Des
crochets fixés aux murs permettent de
tendre les hamacs ; un stencil toujours
visible précise le nombre d’hommes
pouvant y séjourner par rapport au volume
d’air frais. Position de marine étant,
d’autres stencils encore lisibles
indiquent les mots « bâbordais »
et « tribordais », bâbord et
tribord… Immédiatement à l’arrière de
cette casemate se situe un blockhaus
allemand pour protection de troupe.
Rien
de bien sensationnel, hormis une des portes
d’entrée qui est toujours munies d’une
sorte de déflecteur métallique, fiché
dans le béton, et qui doit protéger
l’accès des inconvénients de la pluie. Quatre
encuvements similaires d’aspect sont
disposés, du nord de la batterie vers le
sud, soit les canons A, B, C et D. Les
soutes à munitions de l’encuvement du
canon B sont différentes. Elles sont
« à étage double », deux
ascenseurs à munitions permettent
d’acheminer les gargousses et les obus au
niveau du canon. Nous y reviendrons. Et afin
de comprendre les aménagements effectués
par l’armée allemande sur La Crèche, le
prochaine chapitre sera réservé à la présentation
des « standards de constructions »
des bunkers allemands et à son entrepreneur :
l’Organisation Todt. Ce qui nous
permettra, ipso facto, de définir la
grande originalité des casemates de La Crèche.
Afin
de ne pas lasser le lecteur, ces chapitres
techniques seront insérés au fur et à
mesure de la balade sur la Batterie de La Crèche.
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