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Ce
bunker protégeait l’usine électrique.
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Il
double l’efficacité de tir du R 105 vers
Wimereux.
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Allemand
ou Français, d’où sort-il exactement ?
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| LEXIQUE
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| NOTES |
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Une autre légende qui
se désintègre: la MP 40, Maschinenpistole 40,
est sans doute une des armes portatives
automatiques les plus célèbres de la guerre avec
la fameuse Thompson en calibre .45. Cette
mitraillette est un développement de la MP 38, un
bijou coûteux en fabrication souvent nommé “Schmeisser”.
Or, Hugo Schmeisser n’a rien à voir avec cette
arme si ce n’est qu’une simple collaboration
à l’élaboration de la MP 40. Elle a été développée
par la firme Erma Werke et subit nombre de
modifications en vue d’une fabrication la moins
onéreuse possible. Il n’en reste pas moins que
c’était une 9 mm auto de belle prestance
alimentée par un magasin de 32 cartouches.
Les
magazines spécialisés nous inondent, tout comme
les éditeurs, de titres; ils ratissent large, une
revue dont le titre commence par un 3 et se
termine par un 5, dernière parution, indique pas
moins de 53 titres multilingues... Comment faire
le bon choix ? Je me base toujours sur des
bouquins pouvant apporter des connaissances sur le
Boulonnais (en simple chercheur).
Stephen
Flower donne aussi le ton avec “A hell of a bomb”,
chez Tempus, 2002, c’est l’histoire d’un
inventeur de bombes, Barnes Willis, connu surtout
pour son projectile cylindrique qui a démoli les
barrages de la Ruhr mais aussi la “Tallboy” de
5,4 tonnes et la “Grand Slam” de 10 tonnes. Le
bombardement de la base bétonnée de vedettes
rapides de Boulogne-sur-Mer du 14 juin 44, en
cette horrible nuit du plus sévère bombardement
du port, à l’aide de Tallboys est parfaitement
expliqué et indique les innombrables difficultés
d’une mission de nuit.
Pour
les amateurs d’aviation. J’ai trouvé via
internet une brique de Michael Brower “2 Group
RAF, a complete history, 1936-1945”. Publié par
Crécy Books (ça ne s’invente pas, en 1992), le
livre retrace l’historique de cette unité.
Passionnant car elle donne des indications sur
plusieurs missions de bombardement sur
Boulogne-sur-Mer et le Fort de La Crèche.
Curieusement le 2 Group a entamé son 1er
‘strike’ sur La Crèche en mai 40 pour achever
le boulot le 21 septembre 44, la veille de
l’attaque finale.
Nettement
plus curieux car trouvé par hasard chez un
bouquiniste de Boulogne-sur-Mer est celui d’une
historienne du crû, Janine Watrin. Edité en
anglais par The Book Guild Ltd, “The British
Military Cemeteries in the region of
Boulogne-sur-Mer” propose un itinéraire curieux
de Bernaville à St. Pol-sur-Mer de tous ces lieux
de mémoire. Intéressant, mais existe-t-il une
version en français ?
“Battle
diary, from D-Day and Normandy to the Zuiderzee
and VE” est une relation d’un vétéran,
Charles Cromwell Martin, du QORofC, vous voyez où
je veux en venir. Edité chez Dundurn Press,
Toronto 1994, Martin raconte ses péripéties des
plages de Juno à un village où on prolonge la
Hollande sur des planches. Excellent !
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Histoires
du Fort de la Crèche > Chapitre 12
Nous en
discutions, Yves, Fabien, Hubert,
quelques-autres et moi, tout en contournant
le bunker SK nord. Là, tout juste, où il y
avait une entrée protégée par une barrière,
sur une route de ciment.
En filant
plein est, on aperçoit, au ras du sol, une
minuscule casemate de béton léger que les
arbustes cachent de plus en plus. Elle
couvre, avec un MP 40, - une MG 42 n’y
entrerait pas -, la voie provenant de la D
940. La photo prise par le Capitaine
Malindine permet de deviner une seconde
construction pareille qui devrait se trouver
sous la levée de terre (j’ai fortement
modifié la luminosité du cliché sous
Photoshop). Poursuivant vers l’est, on
parvient à une série de bâtiments éventrés,
sans doute des locaux de servitudes
construits en parpaings de béton. Difficile
de se faire une idée exacte de l’endroit.
Les photos aériennes du PRU n’offrent pas
plus d’aide, il y avait sans doute aussi
des édifices en bois de charpente...
Revenons sur
nos pas, direction la ‘Soldatenheim’ qui
a disparu et piquons au sud, vers la ‘crête’
de La Crèche pour rencontrer deux volées
d’escaliers de béton. Bonne tenue avec
quelques déchaussements, évidemment il y a
les traces fraîches des sabots de
canassons: ces gens sont fous de faire
grimper le second meilleur ami de l’homme
(pour moi le chien est le premier !) sur
cette pente. Passons.
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| Des
remblais et la Soldatenheim
aujourd’hui détruite. |
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| Quand
en plus le temps est au beau et
Wimereux à l’horizon… |
Au sommet on
rencontre quelques encuvements pour pièces
de DCA assez disloqués par les
bombardements. La dernière jouxte un bunker
dont le côté vers la Pointe de la Crèche
est ouvert à tous vents par un impact de
bombe. Spectaculaire mais ne mettant pas en
péril l’assise de la casemate. La toiture
pourrait devenir notre fameux point de vue
auquel nous tenons tant. Quelques pas en
arrière et nous nous tenons sur
l’ancienne poudrière de l’ensemble Séré
de Rivières (1879) dont seules les cheminées
d’aération et un parement de pierres sont
visibles. Cette construction quasiment
invisible car engoncée dans une levée de
terre est en excellent état et méritera,
un jour, une mise en valeur.
Descendant la
‘crête’ axée nord-sud on rejoint ce
que nous appelons l’esplanade, une zone
d’un petit hectare plus ou moins plane qui
débute au débouché du chemin d’accès
au fort et se termine au niveau de la poudrière
où, là, elle suit grosso modo la pente
vers le hameau de Honvault. Cette esplanade
pourra être le lieu d’activités
diverses. Sur le coin nord-est du plan
cadastral se trouve une casemate de
flanquement de type R 630 pour MG 34 protégée
par une plaque blindée aujourd’hui
disparue, elle est complètement emplie de
terre.
A l’arrière
de celle-ci on repère les quatre positions
circulaires de terre levée pour DCA française
qui sont à protéger impérativement (elles
se situent dans ‘notre’ plan cadastral).
Un socle de béton pour canon est abandonné
à proximité. En suivant vers le sud
la clôture actuelle on atteint de chemin
d’accès au Fort: notre promenade s’achève
où elle a débuté. En face, près de la
casemate SK sud, un petit bunker usine offre
au regard son socle pour un moteur
Magerus-Deutz qui donnait l’alimentation
électrique au site.
Gageons
que si nous avons de la chance, cet
emplacement pourrait abriter une connexion
EDF : retour aux sources. Rêvons !
Il est a noter encore qu’un bunker non
identifié est visible au bord nord de la pâture
en arrière de Crèche 1 et qu’un autre R
630 se trouve au bord la D 96, sur
Terlincthun. D’autres casemates situées
dans cette zone sont irrémédiablement
perdues sous le sol de cette pâture.
La prochaine visite nous mènera de
l’autre côté de la D 941, sur Crèche
2.Stay tuned!
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