|
|
| |
 |
|
A
gauche, tous les auteurs récents se doivent
de faire référence à «Constructions spéciales»…
; à droite, Un « pink Spitfire » survole
la base de Vignacourt (simulation). |
| |
Le V-1
Pour mémoire et utilisant le langage actuel,
c’est le premier missile de croisière. Son
envol se fait par une rampe de poutrelles inclinées.
Il emporte une charge militaire de 830 kg d’Amatol
(mélange de TNT et de nitrate d’ammonium) et
est guidé par une centrale inertielle peu précise,
le point de chute étant lié à la consommation
de carburant. 30.000 furent construits, souvent
dans les conditions horribles des usines
concentrationnaires du Reich, la moitié détruits
au sol. L’Angleterre et surtout Londres furent
l’objectif principal à partir du 13 juin 1944.
Cet appareil d’une envergure de 5 m 38 et
d’une longueur de 7 m 90 possédait une vitesse
maximale de 644 km/h. Ses trois ennemis étaient
1) sa fiabilité, 2) la DCA anglaise disposée sur
la côte sud de l’île, 3) la chasse de la RAF :
Spitfire, Typhoon et Tempest, plus tardivement les
premiers jets anglais, les Gloster Meteor pouvant
atteindre la vitesse de 930 km/h.
|

|
|
Au
Musée de l’Armée à Bruxelles, un
Spitfire plonge sur sa proie (R. Dehon,
cliché pris pendant des travaux, un musée,
ça vit !). |
Le V-2
Ici, il s’agit du premier missile balistique qui
prend un envol réussi en 1942. Il faut attendre
le 8 septembre 1944 pour voir une attaque sur
Paris à partir du sol belge, suivie d’une autre
sur Londres. Sa charge explosive est de 738 kg
d’Amatol. Son principal ennemi est double : sa
fiabilité et sa mise à feu. Rien d’autre
puisqu’il se déplace au-delà de la vitesse du
son (max 5.400 km/h). Impossible de
l’intercepter ! D’une hauteur de 14 m 2 et
d’une envergure de 3 m 50, il affiche un poids
de 13 tonnes. Il est propulsé par une mixture méthanol
et d’oxygène liquide plus d’autres fluides.
Son positionnement sur objectif se calcule depuis
son lieu de lancement via une centrale inertielle.
Après le déménagement de halls de construction
à Peenemünde, ceux-ci sont camouflés dans la région
du Harz, près de camps de concentration
fournissant la main d’œuvre corvéable à
merci. L’horreur absolue ! Que réfuteront
cyniquement Albert Speer, le patron des «
munitions », pourtant photographié lors d’une
visite sur site, et Werner von Braun, le père de
la fusée. La guerre froide s’entame déjà et
c’est une autre histoire.
|

|
|
Un
V-2 au décollage depuis le centre de Peenemünde
(R. Hautefeuille/Bundesarchiv). |
L’unité de
reconnaissance photographique de la Royal Air
Force La
Photographic Reconnaissance Unit de la RAF est
installée dans
le château de Medmenham dans le Buckinghamshire,
sur la Tamise. Il rassemble tous les services à
l’étude des photos ramenées par les appareils
de la RAF. Voir, c’est savoir. Il est impossible
en ces quelques lignes de résumer l’histoire du
PRU. Que le lecteur sache que les dizaines de
millions de clichés (des centaines ?, il existent
encore des canisters de films non développés !)
pris par des pilotes extrêmement courageux (leurs
avions étaient désarmés) sont maintenant réunis
à l’Université de Keele (au nord de Londres)
au sein d’un organisme nommé TARA – The
Aerial Reconnaissance Archives dont l’URL est
www.evidenceincamera.co.uk/
Le titre de l’URL « Evidence in camera »
provient du titre du livre de Miss Constance
Babington Smith, publié en 1957. Cette charmante
jeune anglaise, appelée par Winston Churchill «
Miss Peenemünde » avait repéré, le 28 novembre
1943, sur un cliché rapporté par l’aviateur
John Merryfield, un… V-1 sur son pas de tir de
la presqu’île de la Baltique ! La chasse était
lancée.
L’illustration d’ouverture de cette chronique
est bien entendu une simulation. Mais elle repose
sur des éléments véridiques. Le fond d’image
est la position de tir V-1 à Vignacourt (au nord
d’Amiens), colorisé, le Spitfire IX, une
maquette de A. Manzoli (thanks, Anthony), est
relativement bas et son camouflage rose est
authentique : « PRU PINK MH 14/15A2 ».
L’appareil pouvait être équipé jusqu’à
trois caméras : deux verticales sous le fuselage,
une oblique placée sur le côté gauche de la
carlingue, derrière le pilote.
|

|
|
Dernière
vérification à la règle à calcul pour
Constance Babington Smith (« Evidence in
camera », Pix). |
Le site de
Siracourt à l’est de Hesdin
Conscients des éventuels bombardements sur les
sites de type Bois Carré, les Allemands décident
aussi de construire des bunkers concentrant en un
même lieu toutes les fonctions nécessaires au
lancement de V-1, code « Wasserwerk » soit «
usine des eaux ». Celui de Siracourt est un
parallélépipède de 230 m de long sur 40 m de
large engoncé dans le sol. Un de ses flancs
présente une importante ‘casquette’ de béton
protégeant un orifice permettant au missile
d’accéder à sa rampe de lancement.
L’originalité de sa construction provient de la
méthode utilisée pour son édification : le «Erdschallung
», le coffrage en terre. Une technique inventée
par Werner Flos, ingénieur en chef de
l’Organisation Todt. En deux mots, elle consiste
à creuser le sol, couler les murs (5 m) et
immédiatement après à couler la dalle de ciel
épaisse de 5 m, soit un total de quelque 55.000
m³ ! Protection assurée pour la poursuite des
aménagements internes. Le bunker était quasiment
achevé… quand la RAF est férocement
intervenue. Des bombes « Tallboys », qui ont
déjà été évoquées dans une autre chronique,
furent lâchées avec succès. L’une a percé le
toit du bunker, une autre a sérieusement entamé
la casquette et le site fut abandonné. Il est à
remarquer que le village de Siracourt fut
impitoyablement anéanti lors de ces raids
aériens. Le site est visitable avec les
précautions d’usage étant donné qu’il est
toujours à l’abandon.
Le site de
Lottinghen à l’est de Desvres
On peut toujours se demander si ces «
Wasserwerken » n’étaient pas autant
d’erreurs stratégiques issues de la
mégalomanie du béton… C’est le cas de
Lottinghen. Encore une fois la démesure
l’emporte. Deux énormes murs devaient protéger
la rampe de lancement de V-1, auxquels
s’ajouteraient, en une sorte de centrale de
lancement, les commodités techniques sous
d’épaisses parois bétonnées. Si les sites de
type Bois Carré et les autres sites dits «
légers » relèvent d’une implantation
réfléchie et structurée, les Wasserwerken sont
à chaque fois originaux et ne tiennent pas compte
d’une quelconque harmonisation du plan de
construction. Curieusement, la discipline teutonne
se disperse et, ici aussi, le projet n’arriva
jamais à terme. De nos jours les décombres de
Lottinghen sont quasiment invisibles : la forêt a
submergé l’emplacement. Il faut dire que,
parallèlement, d’autres desseins étaient en
cours pour le tir du V-2, plus
‘grandiloquents’ que l’avion sans pilote…
La concurrence entre l’armée de l’air et
l’artillerie nazie, entre armes miraculeuses, se
nouait sans doute.
Par Robert Dehon
|
| |
| NOTES
|
«
Constructions spéciales », Roland Hautefeuille,
éditeur, Paris 1995 (2e édition)
« Evidence in camera », C. B. Smith, Chatto
& Windus, London, 1958
Il est à noter que Roland Hautefeuille a fait don
de son fonds d’archives au Service Historique de
l’Armée de l’Air. Deux officiers aviateurs,
O. Borel et S. Droulier, ont dès lors publié en
juin 2000 au SHAA une monographie intitulée «
Des armes secrètes allemandes aux fusées françaises
– répertoire détaillé du fonds Hautefeuille
(1927 à 1997) ». Un travail exemplaire ! |
|
|
|
LEXIQUE
|
« la bosse de béton » cette expression est tirée du livre éponyme
du Belge Théo Lippe, édité en 1974 ; l’auteur
y expose l’expérience qu’il fit de la vie
concentrationnaire et montre, dans sa rudesse, le
drame inexorable du prisonnier mis aux travaux
forcés à Eperlecques.
« Aggregat » mot allemand signifiant «
assemblage d’éléments », code destiné à
confondre l’adversaire.
Freibourg im Breisgau en français
Fribourg-en-Brisgau, cette ville, proche de la
Suisse, fut la ‘Mecque’ de tous les historiens
à la recherche de sources allemandes portant sur
le 2e Guerre mondiale. Actuellement il semblerait
que les autorités allemandes soient en passe de
centraliser les archives à Berlin, mais Postdam
et Munich demeurent en lice pour un éventuel
partage de celles-ci.
|
|
|
|
REMERCIEMENTS
|
La
carte des positions de tir dans le N-DPC est issue
du bon bouquin de Laurent Bailleul « Les sites V1
en Flandres et en Artois », autoproduction, 2000
; Laurent propose aussi un très beau site à ce
propos : www.sitesv1du-nord-de-la-france.com
La photo de Roland Hautefeuille en compagnie de
Werner Flos provient elle de l’excellent
magazine « After the Battle » et plus précisément
du n° 57 de 1987 ; Winston G. Ramsey (éditeur en
chef) et Karel Margry (éditeur) propose le site
du magazine à l’URL suivant :
www.afterthebattle.com
|
|
|
|
|
Le
site cyanopale-histoires.com (édité
par cyanopale.com) relève de la législation
française et internationale sur le
droit d'auteur et la propriété
intellectuelle. Tous les droits de
reproduction de contenu y sont réservés.
Cela comprend notamment les droits de
ce site web en tant que base de données,
ainsi que sa conception, son contenu
textuel, graphique, musical, sonore,
vidéo etc. Toute reproduction
partielle ou complète du site ou des
photos et autres éléments graphiques
sur un support quel qu'il soit sans
autorisation écrite et signée du
responsable est donc interdite. Les
marques, logos et noms commerciaux
mentionnés sur ce site sont la propriété
de leurs responsables respectifs. |
|
|
Chroniques
Historiques > Les armes secrètes allemandes dans le boulonnais
Les
habitants de Saint-Omer ignoraient évidemment
le séjour du 28 au 30 décembre 1942 à la
«Maison Blanche» d’une importante
mission allemande qui sillonnait la région:
elle comprenait entre autre, le
Lieutenant-Colonel Georg Thom, chef d’Etat
major du Bureau d’Essais des Armes n°11
et Xaver Dorsch, Directeur Général de
l’organisation Todt.
Début
mars 1943, le bourg d’Eperlecques à 1 Km
au nord-ouest de Saint-Omer entrait en
effervescence: un nombreux personnel de
l’organisation Todt de l’armée de terre
et de l’entreprise Philippe Holzmann et
des centaines d’ouvriers ouvraient, avec
un important matériel de travaux publics,
un vaste chantier à la lisière sud de la
forêt d’Eperlecques. De quoi pouvait-il
donc s’agir alors que ces travaux ne
semblaient avoir aucun rapport avec le mur
de l’Atlantique? Les témoins
pouvaient-ils alors imaginer que cette
affaire avait commencé 14 années plus tôt,
en 1929? C’est
alors, en effet, que le Colonel Karl Becker,
chef du service de l’armement de la
Reichswehr avait décidé de créer une
section chargée des recherches sur les fusées
à carburant liquide, non visé par le traité
de Versailles. Ces recherches furent menées,
sous les ordres du Capitaine Walter
Dornberger, par une équipe puisée dans le
vivier des nombreuses associations dédiées
à la recherche spatiale, dont en 1932, un
certain Werner von Braun alors âgé de
vingt ans. La petite section d’origine
devint un très grand centre de recherches
à Peenemünde où, le 3 octobre 1942, le
premier « Aggregat 4 (A4) », plus tard V2,
réussit une trajectoire balistique nominale
de 191 km et 85 km d’altitude - cette date
marque le début de l’histoire de la conquête
spatiale.
|

|
| Roland
Hautefeuille (à droite) en compagnie
de Werner Flos sur le site d’
Eperlecques en 1987 (After the Battle
n° 57, 1987). |
C’est
aussi l’instant pour définir les différences
entre le V-1 et le V-2, sans oublier le V-3.
Le V-1 est un avion miniature propulsé par
un moteur à explosions, un pulsoréacteur
fabriqué par la firme Fieseler. Sa vitesse
est relativement grande mais son plafond est
bas et l’évolution des avions de chasse
alliés, en matière de vitesse, comme les
Spitfire et les Typhoon de dernière génération,
sans oublier les premiers chasseurs anglais
à réaction de type Meteor, feront du V-1
une proie de choix. Le V-1 est une arme gérée
par la Luftwaffe, un total approximatif de
10.000 missiles seront tirés sur
l’Angleterre. Le processus de tir est
relativement compliqué pour le résultat
obtenu. Emportant une charge de 800 kg d’amatol,
il lui faut une rampe pour décoller. Et les
sites de lancement, dans un premier temps,
sont entièrement bétonnés avec de
nombreux blockhaus techniques, qui devinrent
célèbres sous la dénomination de « sites
en forme de skis » ou « sites type Bois
Carré ».Une visite au site d’Ardouval-Val-Ygot,
en Picardie, permet une bonne idée de
l’ampleur de l’installation. Plus tard,
vu les nombreux bombardements alliés, la
base de lancement sera sérieusement
simplifiée.
Le V-2 est une autre affaire : il s’agit
d’un missile, d’une fusée ! Cette arme
absolument nouvelle est l’affaire de
l’artillerie, c’est-à-dire de l’armée
de terre. Dans un premier temps, elle sera
lancée à partir de bases bétonnées
jamais mise au point pour cause de
bombardements massifs et ensuite depuis des
sites sommairement déployés. Un chasseur
ne peut l’intercepter puisque c’est une
arme balistique. Le V-2 atteint sa cible à
une vitesse supersonique, c’est-à-dire
dans un silence complet.
Le
V-3 n’est pas un avion autopiloté ni une
fusée, c’est un canon. Une fois de plus
l’artillerie en a la gestion. Un canon
d’une autre génération, une nouveauté
issue de recherches françaises. Un canon
normal a une culasse dans laquelle l’obus
encartouché est introduit pour le tir. Ici,
le V-3 possède aussi sa culasse mais
l’accélération de l’obus se fait par
une succession de chambres de tir disposées
tout au long du tube. Ces chambres sont
disposées de part et autre du tube. Au
passage de l’obus, les chambres vont
propulser celui-ci à une très grande
vitesse permettant le projectile
d’atteindre... Londres. Certains
diront qu’il existait aussi un V-4.
C’est exact, un V-1 sera modifié afin de
contenir un pilote. Il ne verra jamais le
combat. Par contre, il faut rappeler que
lors des mises au point du V-1,
l’aviatrice Hanna Reitsch pilote un tel
appareil aménagé pour un essai et elle
s’en tire... L’idée avait alors germé,
à l’instar
des Kamikaze japonais. L’unité de
reconnaissance photographique aérienne de
la Royal Air Force reçoit des
renseignements issus de la résistance. Le
Flight Officer Constance Babington Smith de
la RAF Photo Reconnaissance Unit repère les
installations de Peenemünde en juin 1943.
La contre-attaque est lancée. Mais revenons
quelque temps en arrière. Donc, le 22 décembre
1942, le ministre de l’armement Albert
Speer transmit à W. Domberger l’ordre
d’Hitler de construire deux grands bunkers
pour le tir de l’A4 donc le premier était
à commencer immédiatement.
C’était cette construction, dont
l’emplacement fut choisi par la mission
dirigée par le Colonel Thom, qui commençait
à Eperlecques sous les yeux effarés des
habitants de la région; elle devait
absorber plus de 130.000 m3 de béton, soit
400.000 tonnes de matériaux (ciment,
graviers, sable, ronds à béton), arrivant
par fer et par eau de toute l’Europe.
Quelques temps plus tard, le père de notre
ami Guy Bataille, qui était directeur de la
compagnie de distribution de l’électricité
de la région, fut contacté par les
Allemands pour fournir des quantités
importantes d’énergie à de futures
installations à Mimoyecques.
|

|
|
La
base de Lottinghen : plan et photos aérienne
d’époque (R. Hautefeuille) |
En
juillet 1943, d’autres chantiers de grande
ampleur s’ouvrirent à Lottinghen, près
de Desvres, et à Siracourt, près de Saint
Pol sur Ternoise. Au même moment, un peu
partout dans la campagne, d’étranges
constructions démarraient comportant toutes
deux murs inclinés d’environ 45 m de long
qui ne ressemblaient à rien de connu. A
l’époque on ne voyageait et on ne
circulait pas facilement, ainsi très peu de
nos voisins purent réaliser que ces mêmes
faits étranges se reproduisaient jusqu’à
Cherbourg.
| |
|

|
|
Le
‘porte-V-1’ bétonné de Siracourt
(R. Hautefeuille/R. Dehon) |
Les
premières rumeurs commençaient cependant
à circuler liant ces travaux, menés à
grande vitesse et même de nuit à la lumière
des projecteurs, aux armes secrètes
allemandes dont on commençait de parler.
Dans la soirée du 27 août 1943, une
formation massive des forteresses volantes
B-17 de l’USAAF traversait la côte du
Pas-de-Calais sans provoquer de surprise car
les habitants de la région avaient une très
grande habitude des bombardements depuis mai
1940. Quelques minutes plus tard, ces
bombardiers larguaient 350 tonnes de bombes
sur le grand chantier d’Eperlecques,
causant de graves dommages aux installations
et provoquant la mort de nombreux ouvriers.
Il
n’y avait plus à douter: Eperlecques
faisait partie d’un plan d’une
importance primordiale tant pour ceux qui le
construisaient et pour ceux qui voulaient le
détruire. Puis en novembre, ce fut le tour
du grand chantier de Mimoyecques et aussi,
loin de là, celui de Couville près de
Cherbourg. Le 5 décembre, une attaque
massive engloba nombre de ces sites étranges
avec ces fameux murs inclinés: eux aussi
faisaient donc partie d’un plan grandiose
qui promettait de durs lendemains pour les
habitants de la région et ceux des pays
d’en face en faveur duquel battait le
coeur de ses habitants. Les huit mois qui
suivirent ne démentirent pas ces propos
puisque, dès que le temps le permettait,
les attaques se renouvelaient du lever au
coucher du soleil sur des centaines de
chantiers avec, en tête des listes, ceux
d’Eperlecques surnommé la “Bosse de béton”,
Helfaut Wizernes, Mimoyeques, Lottinghen et
Siracourt. Le 13 juin, le premier Fi- 103
fut tiré contre la Grande Bretagne,
quelques jours après le débarquement en
Normandie. Les bombardements redoublèrent
ne laissant aucun répit aux Boulonnais. Enfin,
le front allemand de Normandie s’effondra
et les troupes britanniques et canadiennes
se lancèrent vers le nord de la France en
occupant toutes l’installations des armes
V. On imagine aisément la joie de la
population d’être enfin libérée et de
chercher des yeux des avions dans le ciel!
Par
Roland
Hautefeuille
|
|
Pour
cyanopale-histoires.com
|
|
|
|